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Les 5 erreurs à éviter quand on repeint un mur soi-même

Les 5 erreurs à éviter quand on repeint un mur soi-même

Repeindre un mur paraît simple : un pot de peinture, un rouleau, et c’est parti.

En réalité, c’est souvent au moment de retirer le ruban ou d’observer la lumière du jour qu’on réalise les imperfections.

Bulles, traces, teintes inégales… la peinture demande un peu de méthode.

Voici les 5 erreurs les plus fréquentes à éviter pour obtenir un mur propre, net et durable, même sans expérience.

Négliger la préparation du support

C’est la faute la plus courante.

La peinture ne cache pas les défauts : elle les révèle.

Si le mur est sale, gras ou abîmé, la couche sera irrégulière et risque de s’écailler.

Ce qu’il faut faire :

  • Laver le mur avec une éponge humide et un peu de dégraissant (eau + savon doux ou lessive Saint-Marc).
  • Rincer et laisser sécher complètement.

  • Boucher les trous avec de l’enduit de rebouchage, puis poncer après séchage.

  • Dépoussiérer avec un chiffon sec ou un aspirateur à brosse douce.

Un mur bien préparé, c’est déjà 50 % du travail réussi.

La peinture adhère mieux, les teintes sont uniformes et le résultat tient dans le temps.

Choisir une peinture inadaptée

Toutes les peintures ne se valent pas. Les murs d’une salle de bains n’ont pas les mêmes besoins qu’un salon.

Une erreur de produit peut provoquer cloques, taches ou jaunissements.

Quelques repères utiles

  • Peinture acrylique (à l’eau) : peu odorante, sèche vite, idéale pour les pièces de vie.

  • Peinture glycéro (à l’huile) : plus résistante, mais plus odorante et longue à sécher.

  • Peinture spéciale cuisine/salle de bain : contient des agents anti-humidité et anti-moisissures.

  • Finition mate : esthétique mais fragile (parfaite pour plafonds ou chambres).

  • Finition satinée : plus lessivable, adaptée aux pièces de passage.

  • Finition brillante : met en valeur les surfaces lisses, mais souligne les défauts.

Avant d’acheter, regarde toujours la mention “lessivable” ou “résistante à l’humidité” si tu veux éviter les mauvaises surprises.

Oublier la sous-couche

Beaucoup pensent qu’une peinture épaisse suffit à masquer l’ancien mur.
C’est faux. La sous-couche (ou primaire d’accrochage) sert à uniformiser la surface, bloquer les taches et améliorer l’adhérence de la peinture.
Sans elle, le mur peut absorber la couleur de façon irrégulière et donner un rendu terne.

Quand en appliquer une :

  • Si le mur est brut (plâtre, béton, enduit).

  • Si tu peins sur une couleur foncée avec une teinte claire.

  • Si la surface est poreuse, tachée ou récemment rebouchée.

C’est une étape rapide, mais elle évite bien des déceptions.
Une seule couche de primaire suffit dans la majorité des cas.

Peindre dans de mauvaises conditions

La peinture réagit à la température et à l’humidité.
Trop chaud, elle sèche trop vite et laisse des traces ; trop humide, elle ne sèche pas bien et devient collante.

Les bonnes conditions :

  • Température idéale : entre 15 et 25 °C.
  • Pas de courant d’air fort, mais une bonne aération naturelle.
  • Pas de rayons directs du soleil sur le mur pendant la peinture.
  • Fenêtres fermées pendant l’application pour éviter les poussières, ouvertes ensuite pour le séchage.

Autre conseil souvent oublié : mélanger la peinture avant et pendant l’usage.
Les pigments ont tendance à se déposer au fond du pot ; un coup de mélangeur manuel ou de bâton en bois assure une couleur homogène.

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Mal appliquer la peinture

La technique d’application fait toute la différence.
Trop de produit sur le rouleau crée des coulures ; pas assez provoque des zones transparentes.
Les retouches mal gérées laissent souvent des traces.

Les bons gestes :

  1. Dégager les angles au pinceau avant de passer le rouleau.

  2. Charger modérément le rouleau en le roulant sur la grille.

  3. Peindre par zones de 1 m² environ, en croisant les passes (verticalement puis horizontalement).

  4. Lisser sans appuyer pour uniformiser la couche.

  5. Laisser sécher complètement avant la deuxième couche (temps indiqué sur le pot).

Une peinture réussie, c’est une main légère, un rythme constant et un bon éclairage.
Si possible, peins toujours sous une lumière diffuse pour repérer les manques.

Bonus - bien nettoyer le matériel

Un bon nettoyage prolonge la durée de vie des outils et évite les traces de couleur séchée au prochain usage.

  • Rouleaux et pinceaux à l’eau (si peinture acrylique).

  • White spirit (si glycéro).

  • Essore bien, suspends les rouleaux pour le séchage, et stocke-les à l’abri de la poussière.

Ne jette pas la peinture liquide à l’évier : fais-la sécher (couvercle ouvert), puis jette le pot au déchetterie.
C’est plus écologique et conforme à la réglementation.